La plage.

La plage.
Le littoral villeneuvois est l'un des mieux préservé de la Méditerranée. Vierge de toute construction, baignée par des eaux d'une qualité exceptionnelle, la plage s'étend sur 9km de sable fin.

En réponse à cette grande qualité, Villeneuve-lès-Maguelone s'est vu décerner le Pavillon Bleu, soit le grade le plus élevé de toute l'Europe en terme de qualité de plage. Cette récompense, attribuée depuis plus de 20 ans à la commune, est distribuée selon des critères de qualité des eaux et d'environnement. Le prix est décerné par la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe sous l'égide du Ministère de l'Environnement.

Ainsi vous pourrez profiter en toute tranquillité des plaisirs du farniente et de la baignade. Des familles aux sportifs, vous aurait la possibilité de profiter d'une large gamme d'activités, du beach volley jusqu'aux sports nautiques.
Au mois d'août découvrez sur la plage, la fête de la mer ainsi que de nombreuses animations ludiques et sportives.

Durant la période estivale, pour vous rendre à la plage, empruntez le chemin du Pilou, puis traversez le canal du Rhône à Sète par la passerelle. A ce moment là, un petit train vous attendra pour vous conduire jusqu'à la plage. Cette balade vous fera traverser l'étang de Pierre Blanche vous permettant ainsi de découvrir la faune et la flore des lieux avant votre arrivée sur la plage.

Aux abords de la plage, vous trouverez le monument le plus célèbre de la commune et un des plus beaux de toute la région : la Cathédrale Saint Pierre de Maguelone. En effet cet édifice se situe à proximité du littoral, sur une presqu'île isolée de la plage mais aussi du village, c'est aussi ce qui la rend si exceptionnelle. Aussi, pour vous y rendre, la route à prendre sera exactement la même que celle pour aller à la plage. Nous vous conseillons grandement de visiter cette cathédrale, vous n'en serez certainement pas déçu.
Clickez ici pour accéder à l'article concernant la Cathédrale Saint Pierre de Maguelone.

Le village de Villeneuve-lès-Maguelone a été identifié au titre des sites majeurs, à préserver d'un point de vue environnemental. C'est un objectif que partage la municipalité de la commune qui s'efforce malgré son manque de moyens et de dotation touristique à sauvegarder ces neuf kilomètres de plage.

Et clickez là pour d'avantages d'informations sur la faune et la flore des lieux.

# Posté le mardi 21 novembre 2006 10:58

Modifié le vendredi 09 février 2007 08:53

L'accro branches : Les Rochers de Maguelone.

L'accro branches : Les Rochers de Maguelone.
Voilà donc le célèbre Parc d'Aventure et de Découverte !
Ce parc n'est pas comme les autres. C'est ce qu'il faut retenir. En effet, il est nécessaire d'insister sur la beauté du site composé d'arbres mais aussi de rochers. C'est là la principale différence avec les autres parcs, celui là est véritablement différent grâce à son environnement.
Légèrement excentré par rapport au centre du village. Il s'agit du plus grand parc d'aventure de l'Hérault. Il est composé de quatorze parcours et possède une tyrolienne longue de 200 mètres ! Le parc est ouvert à tous, les tranches d'âges commencent à partir de 3 ans et le doyen des Rochers de Maguelone a 81 ans !
Sur le site, vous trouverez un snack et un coin pour le pique-nique.
En plus, le parc n'a pas finit de s'agrandir. Un sentier ludique va être fait cet hiver, il proposera beaucoup de nouveaux jeux. Actuellement, le parc est ouvert seulement sur rendez-vous. Cependant il ouvrira ses portes réellement à partir du 10 février prochain et jusqu'au 11 novembre de l'année 2007.

# Posté le mardi 21 novembre 2006 10:59

Modifié le mercredi 07 février 2007 14:30

Le canal du Rhône à Sète.

Le canal du Rhône à Sète.
Ce canal est en fait la prolongation du Canal du Midi. Il relie l'étang de Thau (à Sète) au Rhône. Ce courant est composé d'eau salée de Sète jusqu'à son arrivée au Rhône, cependant, plus l'on s'approche de Béziers, moins l'eau demeure salée. En effet, lorsque cette dernière n'est plus en contact avec les étangs, elle se recompose d'eau douce, c'est aussi ce qui rend ce canal si particulier. Le Canal du Rhône à Sète est la continuité logique de l'oeuvre que Paul Riquet entrepris en 1666. Cependant les bateaux ont pu vraiment rejoindre le Rhône grâce à ce canal en 1811. Les travaux furent très longs.

Lorsqu'il arrive en terre villeneuvoise, le canal traverse d'abord l'étang de Pierre Blanche et l'étang de Vic puis il atteint le niveau de l'île où se trouve la Cathédrale Saint Pierre de Maguelone. Quand il a dépassé ce niveau là, le canal traverse alors l'étang de l'Arnel et un peu plus loin l'étang du Prévost.

(Clickez ici pour accéder à l'article sur les étangs)

(Et clickez là pour aller sur l'article de la Cathédrale Saint Pierre de Maguelone)


Ce canal est classé au patrimoine mondial par l'Unesco.


Nombreuses sont les péniches qui l'empruntent. Lors de cette traversé sur l'espace villeneuvois, vous croiserez dans vos alentours toutes la faune & la flore de la commune. Vous pourrez y voir de nombreuses espèces, comme si vous étiez les spectateurs d'une gigantesque pièce de théâtre naturelle qui se jouerait autour de vous.

(Clickez ici pour voir l'article concernant la faune & la flore)

En été, vous pourrez faire une alte aux abords de la passerelle. Ceci pour vous rendre dans la commune, ou partir visiter la Cathédrale et la plage. Il est possible de dire là que vous êtes au centre des attractions du village !

# Posté le mardi 21 novembre 2006 11:00

Modifié le jeudi 08 février 2007 04:30

Faune & Flore ...

Faune & Flore ...
Voici la liste de la faune pouvant être rencontrée sur l'ensemble de l'espace villeneuvois:
(cette liste et la description plus approfondie ci dessous n'a pas la prétention d'affirmer que la faune et la flore se compose uniquement des éléments cités dans l'article, il peut aisément y avoir des changements)


Oiseaux:

Le Chevalier
L'Echasse blanche
La Foulque
Le Gravelot
Le Grèbe ( huppé)
Le Héron cendrée
Le Héron Garde-boeufs
L'Huîtrier pie
La Fauvette
La Bécassine


Poissons:

Atherine
Loup
Anguille
Dorade
Mulet ou Muge
Le Gobie


Coquillages:

La palourde
La coque
Le Cérithe ou Cornet
La Natice
La Praire
La Nasse
La physe


Description plus précise de certains éléments de la faune :


L'aigrette garzette:

Son nom scientifique est l'Egretta Garzetta.
C'est un héron de la famille des Ardéidés, de taille moyenne (55 à 65 cm) avec un corp blanc, un bec étroit, des pattes noires et de longs doigts jaunes. Lorsqu'elle vole, ses pattes sont tirées en arrière et elle garde le cou entre les épaules. En période nuptiale, elle porte deux plumes blanches derrière la tête. C'est un oiseau plutôt silencieu hors des colonies, cependant il est possible de l'entendre pousser un violent cris si querrelle il y a. Généralement, elle fréquente les lacs composés d'eau douce ou saumâtre, les cours d'eau, les marais, les lagunes, les côtes et les estuaires.
En avril, elles nichent en colonies dans des arbres ou au milieu des roseaux. Lorsque le couple se forme, les oiseaux commence à construire une plate-forme réalisée à l'aide de brindilles et de branchettes. Une fois terminé, le nid peut atteindre les 35 cm de diamètres et 15 cm d'épaisseur. De mi-avril à début mai, c'est la période de ponte pour les femelle. Il peut naître de trois à cinq oeufs d'une couleur bleu pâle. Ils seront alors couvés pendant 23 jours par les parents. Les nouveaux-nés commencent à s'éloigner de leur nid quand ils ont un mois puis, à 6 semaines, ils peuvent voler.
L'aigrette garzette se nourrit de poissons, reptiles, batraciens, insectes, vers, crustacés et mollusques. Sa nourriture mesure moins de 30 cm.
Juridiquement, c'est une espèce entièrement protégée en France.


Avocette élégante:

Son nom scientifique est Recurvirostra Avosetta.
L'Avocette est adaptée aux étangs saumâtres : perchée sur ses longues pattes palmées, elle recherche les petits crustacés qui pullulent dans ces milieux alcalins.
La silhouette fine et élancée, le plumage contrasté et le long bec fin recourbé vers le haut sont caractéristiques. Elle mesure entre 41 et 45 cm et fait partie de la famille des Récurvirostridés.
Entièrement vêtue de blanc, l'Avocette a aussi une tache noire descendant sur la nuque jusqu'au milieu du cou.
Lorsqu'elle vole, l'aile blanche confirme le contraste du plumage : la pointe, la barre transversale et les scapulaires s'affichent aussi d'un noir profond.
Les longues pattes bleutées sont légèrement palmées.
Au lieu d'avaler de l'eau et de la rejeter en la filtrant, elle promène très rapidement la pointe du bec à la surface de l'eau pour capturer de minuscules proies : animalcules, crustacés, larves, petits mollusques, vers et insectes aquatiques. Mais elle peut aussi chasser au sec, parmi les salicornes, en saisissant la proie d'un coup de bec bien ajusté.
C'est une espèce nichant en colonies plus ou moins lâche dans des sites dégagés( îlot, banc de sable, etc.).
Juridiquement, c'est une espèce entièrement protégée en France.


Le héron Cendré:

Son nom scientique est Ardea Cinerea. Il mesure généralement entre 90 et 98 cm et fait parti de la famille des Ardéidés.
Le héron cendré pratique autant la chasse que la pêche. Il se nourrit de poissons et d'amphibiens, mais aussi de reptiles, de petits rongeurs, d'insectes, de crustacés, de mollusques et de vers.
Son manteau est gris bleu. Son dos et sa poitrine sont ornés de plumes soyeuses.
Son cou et sa poitrine sont blanches, avec quelques rayures noires. Il a un long bec de couleur jaune qui devient orangé en période nuptiale.
L'oiseau porte en toute saison une huppe noire.
Le mâle et la femelle ont un plumage identique.
Ils nichent en général dans les arbres. La femelle construit une épaisse plate-forme avec les branchettes apportées par le mâle.



L'Echasse Blanche:

Son nom scientifique est Himantopus Himantopus. Elle mesure 35 à 40 cm et fait partie de la famille des Récurvirostridés.
Vive et curieuse, l'Echasse Blanche arpente le marais du haut de ses longues pattes rose rougeâtre.
Le manteau noir contraste avec le blanc pur du reste du plumage.
En été, la tête et la nuque du mâle s'assombrissent d'un gris sombre. Elle a un long bec noir, droit et fin.
Cet oiseau vit dans les marais au bord des lagunes, il construit son nid dans l'herbe, sur des boues ou dans l'eau peu profonde.
Picorant de-ci, de-là, fouillant la vase du bout du bec, saisissant une petite proie au passage, l'Echasse Blanche capture les insectes, les larves, les petits mollusques et les crustacés qui constituent l'essentiel de son régime.
Elle pond généralement de trois à cinq oeufs.
Cette espèce est juridiquement intégralement protégée.


Le Flamand Rose:

Il s'agit là certainement de l'oiseau le plus célèbre de la côte languedocienne.
C'est un grand échassier rose et blanc, aux ailes partiellement rouge et noires, au cou très long, et aux pattes roses. Son bec est épais recourbé vers le bas il est rose avec une pointe noire.
Pour se nourir, il fouille l'eau ou la vase avec son bec afin de récolter de minuscules crustacés, du plancton ou des algues qu'il filtre sous l'action de sa langue, à travers les lamelles garnissant les bord de son bec.
La femelle ne peut, contrairement aux autres espèces précédemment évoquées, pondre qu'un seul oeuf.
Juridiquement, cet oiseau est entièrement protégé par la législation française.


Sternes naines:

Elle mesure de 22 à 24 cm.
Son front est blanc avec une calotte noire, un bec jaune, et des pattes jaunes orangées. Sa petite taille lui impose de manger une fine nourriture : des petit poissons (gobie atherine) en passant par des crevettes et des libellules. Elle niche en colonie plus ou moins denses dans les salins, les arrières plage, sur des îlots, etc.
La femelle peut pondre de deux à quatre oeufs.
Cette espèce est juridiquement totalement protégée en France.


La Sterne Pierregarin:

Son nom scientifique est Sterna Hirundo. Elle mesure entre 30 et 40 cm et fait partie de la famille des Sternidae.
Elle a un bec rouge à pointe noire, une calotte noire, des ailes gris pâle, et le reste de son corps est blanc.
Son alimentation se compose essentiellement de petits poissons et crustacés qu'elle capture à la surface de l'eau en plongeant.
Elle niche en colonies très serrées sur des îlots ou elle ponde directement leurs œufs dont la couleur se confond avec le sable coquillé. Elle peut pondre de deux à quatre oeufs.
Juridiquement, c'est une espèce entièrement protégée en France.


Le Grand Cormoran:

Son nom scientifique est Phalacrocorax Carbo. Il mesure de 80 cm à 1 m et fait parti de la famille des Phalacrocoracidés.
Il a un plumage noir, un bec et gosier jaune, le cormoran peut avoir une envergure d'un mètre soixante.
C'est un gros oiseau vorace, avec cou reptilien, il peut avaler, dit-on, son propre poids de poissons par jour.
Sous l'eau, les ailes restent plaquées sur son corps. Ses palmes énormes assurent la propulsion, emportant l'oiseau jusqu'à 3 mètres de profondeur.
Après la pêche, il doit revenir se sécher car son plumage n'est pas étanche.
Il se nourrit essentiellement de poissons, auxquels sont ajoutés quelques crustacés, vers marins et crabes, en eau douce des aiguilles.
En Asie on utilise ces oiseaux pour la pêche.


Le Tadorne de Belon:

Son nom scientifique est Tadorna Tadorna. Il mesure de 49 à 66 cm et fait parti de la famille des Anatidés.
De taille relativement importante et de stature trapue, les Tadornes de Belon sont aussi bien terrestres qu'aquatiques. Le mâle se distingue au tubercule surmontant la racine du bec rouge un peu retroussé, à ses teintes franches et nettes, tandis que la femelle, la cane, est plus terne, sans protubérance au bec.
Tous deux montrent le noir vert brillant de la tête et du cou, le corps blanc pur ceinturé de roux vif à l'avant, coupé sur les flancs par la bande noire des scapulaires et par les rémiges noires et vertes, teinté de roux sous la queue blanche avec un liserée de noir.
Les Tadornes de Belon fréquentent les estuaires et côtes basses sablo-vaseux, ainsi que les rivages des lacs salins ou saumâtres.
Cette espèce fait son nid au fond d'une galerie (souvent emprunté aux lapins) dans lequel elle dépose huit à douze œufs de couleurs crème.
Le Tadorne se nourrit de mollusques, essentiellement des gastéropodes, de vers marins, de crustacés, avec un faible appoint d'insectes, de larves, d'algues, et de plantes aquatiques.

La mouette rieuse:

Son nom scientifique est Larus Ridibundus. Elle peut mesurer de 35 à 40 cm et fait partie de la famille des Laridés.
Cet oiseau est très connu de la population locale, on peut l'observer toute l'année en bord de mer, la Mouette rieuse niche surtout à l'intérieur des terres. Et pendant la période estivale, elle est revêtue d'un capuchon brun chocolat.
Elle a le dos et les ailes gris, la queue blanche, le bec et les pattes rouge carmin, le reste blanc. Aussi, il est à noter qu'un cercle blanc entoure son oeil.
Grégaire par nature, les Mouettes rieuses ont l'habitude de se rassembler pour nicher.
Composé de débris de roseaux secs, d'herbes, de racines et posé par terre, le nid est construit par les deux partenaires.
Elle se nourrit surtout de vers, larves et d'insectes, ainsi que de fourmis volantes. Elle suit la charrue et le chalut, fréquente les dépôts d'ordures, capture des batraciens, des petits rongeurs, des lézards, dévore des oeufs laissés sans surveillance et des jeunes oisillons imprudents. Et la Mouette rieuse complètera volontiers son régime par des baies sauvages et des graines.


Le Goéland Leucophée:

Son nom scientifique est Larus Cachinnans. Il mesure entre 55 et 67 cm et il fait parti de la famille des Laridés.
Le Goéland Leucophée a un dos gris clair, le dessous blanc, son bec et ses pattes sont jaunes.
Afin de faire régurgiter la nourriture, les jeunes tape sur la tache orangée située sur le coté du bec de l'adulte.
En hiver, il fréquente indifféremment les lieux de pêche, les ports, quand il ne rentre pas à l'intérieur des terres, sur les décharges ou dans les villes, nichant souvent au sommet des grands immeubles.
En été, les Goélands argentés s'installent en colonies sur les îlots et les falaises.
Mais le produit de leur pêche suffit à peine à les alimenter. Certains individus se spécialisent dans le pillage des nids des autres espèces, voire de leurs congénères. Les autres espèces déclinent petit à petit, là où les goélands s'installent. Cet oiseau est parfois considéré comme dangereux pour le développement faunistique d'une zone suivant l'affluence dans laquelle il est.
Les nids sont installés en tous endroits, sur ou entre des rochers, sur le sable ou les galets, sur l'herbe ou la végétation rase, le plus souvent à découvert.
Il se nourrit de déchets de toutes sortes, mollusques, poissons, oeufs, poussins et également sur les dépotoirs.


Voici certains éléments de la flore villeneuvoise:

Engane (ensemble des plantes de la sansouire)
Obione
Soude
Salicorne
L'Oyat
Le Jonc
Le Scirpe
Le réséda
L'Euphorbe
Le Panicaut
La Centaurée
Pin d'Alep
Frêne
Acanthe
Arbre de judée

# Posté le mercredi 22 novembre 2006 04:48

Modifié le vendredi 09 février 2007 09:34

L'histoire de Villeneuve-lès-Maguelone

Les terres de Villeneuve-lès-Maguelone sont habitées depuis très longtemps. La grotte de la Madeleine a d'ailleurs révélé une antiquité âgée d'environ 5000 ans.


Le territoire de la commune est situé entre le Mont Saint Baudille et la mer qui borde des étangs à forte densité poissonneuse et peu profonds. A une certaine époque, l'ultime mont villeneuvois regorgeait d'oliviers, de pins, mais aussi de lièvres, lapins sangliers et même des loups ! La zone est donc une plaine légèrement vallonnée, véritablement adéquate pour l'agriculture. Les premiers habitants connaissaient déjà lors de leur installation, la culture du blé. Poissons, coquillages et autres gibiers étaient leur nourriture.


Au fil des âges divers peuples s'installèrent sur ces terres favorables au développement des civilisations humaines. D'abord les grecs, grands marchands et navigateurs, puis les romains qui fondèrent la Narbonnaise dans notre région, ensuite les Goths s'y installèrent lors des invasions barbares et enfin les Sarrasins.


Les Sarrasins étaient les habitants de Maguelone jusqu'à ce que Charles Martel s'en empare. Elle deviendra alors un fief épiscopal, et ce dernier donna le nom de Vilanova (Villeneuve) à un de ses lieutenants.


Ensuite, Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, restitua à l'évêque de Maguelone, en 817, le lieu de Villeneuve dont il avait été dépossédé. C'est là la première fois qu'apparaît le nom de Villeneuve dans un acte dit « officiel ».


L'évêché a été transféré à Substantion, non loin de Castelnau le Lez lorsque Maguelone a été détruite par Charles Martel. Cependant les évêques résidaient le plus souvent à Villeneuve, là où ils avaient fait construire une magnifique demeure sur l'emplacement de laquelle s'élèvent en notre temps les bâtiments du Chapitre.


Durant le Moyen – âge, au XIIème siècle, Villeneuve obtiendra des chartes de franchises municipales, faites par les évêques qui se succédaient, offrant aux habitants du village des privilèges d'importances. Les premières chartes ont donc été payées par des écus d'or et les autres furent payés sous forme d'échange par l'intermédiaire de services rendus à l'évêché.


Pendant le XIIIème siècle, Villeneuve devient une ville de plus en plus importante. La ville possède des marchés francs et un hôpital, ceci étant un privilège à l'époque. La pêche rapporte à l'époque beaucoup d'argent. Constatant que l'enceinte des murailles est trop étroite pour contenir toute la population, on construira deux paroisses foraines. La première sera située au pied du Mont Saint Baudille (Saint Exindre de la Madeleine), et l'autre sera construite au bord de la Mosson (Saint Saturnin du Pouzols).


Puis lorsque les Papes de l'Eglise de Rome vont s'installer à Avignon, les évêques de Maguelone vont délaisser leur résidence de Villeneuve pour se rendre à la cour papale. Voila ce qui marquera le déclin de Villeneuve.


Ensuite vint le temps des guerres de religion du XVIème siècle qui mettront le pays à feu et à sang. Les deux paroisses foraines vont disparaître et les paysans vont alors s'abriter dans les remparts. L'enceinte de ces derniers va alors être surpeuplée. Les habitants évoluent sans aucun souci d'hygiène, et étant à côté des étangs peu profonds que les étés particulièrement chauds assèchent en partie, des épidémies de fièvre vont se développer et décimeront la population.


Au XVIIIème siècle, on compte environ 600 habitants alors qu'il y en avait plusieurs milliers au début du XIVème siècle. La population est très pauvre, à tel point que les Etats du Languedoc devront consentir des réductions d'impôts particulièrement importantes.
Les suites de la Révolution entraîneront une légère amélioration de la situation. Puis en 1838 on se décide à abattre les murailles qui ne servaient plus à rien. L'air et le soleil peuvent alors pénétrer dans la ville et balais ainsi tous les microbes qu'elle contenait.


Une trentaine d'années plus tard, la population atteint 1800 habitants. Le raisin primeur «Chasselas» deviendra célèbre et apportera de la richesse à la ville après la création de la voie ferrée Montpellier-Cette. Mais hélas, un grave fléau, le phylloxéra, va s'abattre sur le vignoble français. L'agriculture est véritablement ruinée. Et au moment où le pays a trouvé une solution à cette situation que la 1ère guerre mondiale éclate et ruine tous les efforts.


La période d'entre les deux guerres marquera l'arrivée du raisin de table et l'exploitation des salins. Ces deux phénomènes feront de Villeneuve un village prospère. Mais peu à peu la viticulture déclinera et les voix économiques modernes entraîneront la disparition de cette activité mais aussi de celle des salins.


Les années 70 marqueront l'abandon des dernières exploitations du village et l'essor de Montpellier et des environs transformera la commune en cité pavillonnaire.


Aujourd'hui, Villeneuve-lès-Maguelone atteint presque 8000 habitants.

# Posté le mercredi 22 novembre 2006 05:02

Modifié le mercredi 29 novembre 2006 17:24